Le Montmarin · histoire
Situé entre Dinard et Saint-Malo, créé vers 1760 par l’armateur Aaron Magon, le Montmarin a été marqué par des figures qui ont façonné son architecture et ses jardins.
Au fil des générations, les propriétaires ont préservé ce site unique sur la Rance, entre héritage maritime et histoire familiale.
Vers 1760 · La folie du Chevalier
Après la mort de Magon, le domaine est acquis par Benjamin Dubois, armateur et constructeur naval à Saint-Servan. Il transforme le Montmarin en chantier naval prospère, capable de construire jusqu’à dix navires simultanément.
Plus de 300 navires furent produits et jusqu’à 1 200 ouvriers y travaillèrent.
" Plus de 300 navires furent produits et plus de 1 200 ouvriers y travaillaient, faisant du Montmarin l'un des chantiers navals les plus actifs de Bretagne. "
Archives du Montmarin
Après 1813
Le bassin de construction naval devient un moulin à marée en 1813. Les quais rentent actifs jusqu’à environ 1835. Fin de la construction naval au Montmarin.
Après une longue période d’abandon (1845-1885), le site est restauré et enrichi par Louis Bazin de Jessey qui restaure les jardins à la française et crée les terrasses romantiques.
Un dialogue subtil entre ordre géométrique et nature sauvage, entre histoire maritime et contemplation botanique.
Malgré les bombardements et les tempêtes dévastatrices de 1987 et 1999, la famille de Ferrand restaure le domaine avec patience.
Le pavillon aux Menus Fillains, dernier témoin du chantier naval, est préservé et ouvert au public. Depuis trois générations, la famille entretient et fait vivre ce patrimoine unique.
Classé Monument Historique et labellisé Jardin Remarquable, le domaine accueille visiteurs, concerts et événements gastronomiques du 1er avril au 31 octobre.
Les collections botaniques, les terrasses romantiques et la maquette du chantier naval racontent l’histoire de ses bâtisseurs et des explorateurs comme Bougainville.
Classé pour son architecture et son histoire liée aux armateurs malouins du XVIIIᵉ siècle.