Le Domaine · Patrimoine maritime de la Rance
Dernier vestige du grand chantier naval malouin au XVIIIe siècle, il conserve la mémoire du Montmarin et de son activité maritime.
Unique vestige
Le Pavillon aux Menus Fillains est le dernier survivant des bâtiments industriels de l’armateur Benjamin Dubois pour son chantier naval – le plus grand de la région malouine au XVIIIᵉ siècle.
Il se dresse face à la Rance, l’un des deux pavillons symétriques de la cour d’honneur maritime.
Son jumeau, le magasin aux câbles et grelins, a aujourd’hui disparu. Lui seul témoigne encore de la grandeur passée du Montmarin, où jusqu’à 1 200 ouvriers s’activaient et d’où sortirent plus de 300 navires en moins de 10 ans.
Navires sortis
en moins de 10 ans
Au XVIIIe siècle, deux pavillons symétriques en granit accueillent les visiteurs arrivant par la Rance, dans l’axe du domaine de Montmarin.
Ils servaient de stockage des cordages produits à proximité, comme l’indique le plan de 1791 établi à la demande de Dubois du Montmarin..
Aujourd’hui, seul le Pavillon aux Menus Fillains subsiste.
De la jetée d’origine, il ne reste aujourd’hui qu’un tas de pierres au bord de la Rance. Seul le Pavillon aux Menus Fillains a survécu.
Au cœur du pavillon restauré, une maquette reconstituant le chantier naval d’après le plan de 1791 vous plonge dans l’âge d’or du Montmarin. On y découvre l’organisation du port de construction, le bassin permettant d’amarrer jusqu’à 10 coques simultanément, et l’ensemble des bâtiments annexes.
Une fenêtre unique sur le passé maritime de la Côte d’Émeraude, à l’époque où le Montmarin était l’un des chantiers les plus actifs de la région.
C’est dans ce chantier naval que furent armés certains des navires de Louis-Antoine de Bougainville, l’illustre explorateur et navigateur qui réalisa le premier tour du monde entre 1766 et 1769.
L’influence de Bougainville – passionné de botanique autant que de navigation – persiste encore aujourd’hui dans les jardins du Montmarin, enrichis d’espèces rapportées de ses expéditions.
Sous l’impulsion de Sabine de Ferrand, après la tempête dévastatrice de décembre 1999 qui ravage à nouveau le domaine, la restauration complète est lancée.
Aménagement des espaces pour l’accueil du public, conception et installation de la maquette du chantier naval et scénographie de l’exposition permanente.
"Fruit d'une restauration minutieuse, le Pavillon aux Menus Fillains est l'unique vestige de ce passé maritime glorieux — là où Bougainville fit armer ses navires."
Le Montmarin
Direction Régionale des Affaires Culturelles – suivi et financement.
6 hectares en bord de rance